Épluchures, marc de café, tontes de gazon, feuilles mortes, branches broyées : près d’un tiers du contenu de nos poubelles est fait de matières organiques qui pourraient nourrir le jardin au lieu de partir en camion vers l’incinérateur. Depuis le 1er janvier 2024, les collectivités doivent d’ailleurs proposer à chaque foyer une solution de tri à la source des biodéchets, et le composteur individuel en est la plus simple. Encore faut-il choisir le bon modèle, l’installer au bon endroit et comprendre ce qui se passe à l’intérieur, faute de quoi le bac se transforme en tas d’herbe gluante et malodorante. Ce guide compare les différents composteurs (plastique, bois, rotatif, lombricomposteur, bokashi), explique comment dimensionner le bac, quoi y mettre et ne pas y mettre, comment équilibrer et aérer le compost, résoudre les problèmes courants et utiliser le compost mûr au potager comme au jardin d’ornement.
Pourquoi composter ses déchets ?
Composter, c’est reproduire à petite échelle ce qui se passe au sol d’une forêt : des bactéries, des champignons, des vers et une foule d’invertébrés décomposent la matière organique et la transforment en humus. Les bénéfices sont nombreux :
- moins de déchets : un foyer peut détourner de 40 à 80 kg de biodéchets de cuisine par personne et par an, sans compter les déchets du jardin ;
- un amendement gratuit : le compost améliore la structure du sol, sa capacité à retenir l’eau et sa vie biologique, bien mieux qu’un engrais chimique ;
- moins de trajets en déchetterie avec les tontes et les feuilles ;
- une obligation respectée : le tri à la source des biodéchets est généralisé, et le brûlage des déchets verts est interdit.
Le compost s’inscrit naturellement dans un jardin plus autonome, aux côtés d’un récupérateur d’eau de pluie et d’un désherbage sans produits chimiques.
Composteur ou tas de compost ?
Il n’est pas obligatoire d’acheter un bac pour composter. Le simple tas, posé à même le sol au fond du jardin, fonctionne très bien si l’on dispose de place et de volumes importants. Le composteur fermé reste néanmoins le choix le plus courant, pour plusieurs raisons.
| Critère | Tas à l’air libre | Composteur fermé |
|---|---|---|
| Coût | Gratuit | 20 à 150 €, souvent subventionné |
| Place nécessaire | Au moins 2 à 3 m² | Moins de 1 m² |
| Aspect | Peu discret | Propre et rangé |
| Températures | Variables, sèche en été | Plus stables, conserve l’humidité |
| Animaux | Accessible aux chiens, renards, rongeurs | Mieux protégé |
| Brassage | Très facile | Plus contraint |
| Adapté à | Grands jardins, gros volumes de feuilles | Jardins de ville et périurbains |
Entre les deux, beaucoup de jardiniers combinent un composteur fermé pour les déchets de cuisine et un tas ou un enclos en grillage pour stocker les feuilles mortes, qui serviront de matière sèche toute l’année.
Les différents types de composteurs
Le composteur en plastique
C’est le modèle distribué par la plupart des collectivités. En plastique recyclé, il est fermé par un couvercle et muni d’une trappe basse pour récupérer le compost mûr. Il conserve bien la chaleur et l’humidité, ce qui accélère la décomposition, et résiste aux intempéries pendant de longues années. Son défaut : un brassage peu commode dans un bac étroit.
Le composteur en bois
En lattes de pin traité autoclave, de douglas ou de mélèze, il s’intègre mieux dans un jardin. Les lattes espacées laissent circuler l’air, ce qui limite les fermentations, mais le compost y sèche plus vite en été. Choisissez un modèle dont une face s’ouvre ou se démonte, pour retourner et vider le compost facilement.

Le composteur rotatif
Un tonneau monté sur un axe que l’on fait tourner à la manivelle. Le brassage devient un jeu d’enfant et le compost peut être prêt en deux à trois mois. En contrepartie, la contenance est limitée, le tonneau plein devient lourd à tourner, et il faut souvent deux compartiments pour ne pas mélanger le compost en cours de maturation avec les apports frais.
Le silo à plusieurs bacs
Deux ou trois bacs accolés, généralement en bois ou en palettes, permettent de faire tourner le compost : un bac reçoit les apports, le deuxième mûrit, le troisième contient le compost prêt à l’emploi. C’est la solution la plus efficace pour un grand potager et de gros volumes de déchets verts.
Le lombricomposteur
Destiné aux appartements, il fonctionne grâce à des vers spécialisés (Eisenia fetida ou Eisenia andrei) logés dans des plateaux superposés. Il produit un lombricompost très riche et un « thé de vers » liquide à diluer pour arroser les plantes. Il se garde à l’intérieur, sur un balcon à l’abri du gel et des fortes chaleurs, ou dans une cave tempérée.
Le bokashi
Méthode d’origine japonaise, le bokashi fait fermenter les déchets de cuisine dans un seau hermétique, avec un son de céréales ensemencé de micro-organismes. Il accepte de petites quantités de viande et de poisson, ne sent presque pas, et produit un pré-compost qu’il faut ensuite enfouir dans la terre ou ajouter à un composteur classique pour terminer sa transformation.
Comparatif des composteurs
| Modèle | Contenance courante | Durée de compostage | Prix indicatif | Pour qui ? |
|---|---|---|---|---|
| Plastique | 300 à 800 l | 6 à 12 mois | 30 à 100 € | Jardin familial |
| Bois | 400 à 1 000 l | 6 à 12 mois | 50 à 180 € | Jardin familial, potager |
| Rotatif | 100 à 250 l | 2 à 4 mois | 80 à 250 € | Petit jardin pressé |
| Silo multi-bacs | 1 000 à 3 000 l | Production en continu | 100 à 400 € (ou palettes) | Grand potager |
| Lombricomposteur | 30 à 80 l | 3 à 6 mois | 60 à 200 € | Appartement, balcon |
| Bokashi | 15 à 20 l | 2 semaines puis enfouissement | 40 à 90 € la paire de seaux | Appartement, cuisine |
Avant d’acheter, renseignez-vous auprès de votre commune ou de votre intercommunalité : beaucoup fournissent des composteurs gratuitement ou pour 10 à 30 euros, parfois avec une formation, un bioseau et un livret de conseils.
Quelle taille de composteur choisir ?
La contenance se choisit d’après le nombre de personnes du foyer et la surface du jardin, car ce sont surtout les déchets verts qui remplissent le bac.
| Situation | Volume conseillé |
|---|---|
| 1 à 2 personnes, petit jardin (moins de 300 m²) | 300 à 400 litres |
| 3 à 4 personnes, jardin de 300 à 600 m² | 400 à 600 litres |
| 5 personnes et plus, ou jardin de plus de 600 m² | 600 à 1 000 litres, ou deux bacs |
| Grand potager, nombreuses haies | Silo de deux à trois bacs |
| Appartement | Lombricomposteur de 30 à 60 litres |
Un composteur trop petit déborde au printemps, lors des premières tontes ; un composteur trop grand rempli au tiers chauffe mal. En cas de doute, deux bacs moyens valent mieux qu’un seul très grand : l’un se remplit pendant que l’autre mûrit.
Où installer son composteur ?
- À même la terre, jamais sur une dalle ou une terrasse : les vers et les micro-organismes du sol doivent pouvoir coloniser le bac, et l’excès d’eau doit s’écouler. Contre les rongeurs, posez un grillage à mailles fines sous le bac plutôt qu’un fond plein.
- À la mi-ombre, à l’abri du soleil brûlant qui dessèche le compost et du vent qui le refroidit. L’ombre d’un arbre caduc est idéale.
- Accessible toute l’année depuis la cuisine, par un chemin praticable même sous la pluie : un composteur trop loin finit par être délaissé.
- Avec de la place autour pour brasser, vider et stocker une réserve de matières sèches.
- À distance raisonnable des voisins : aucune distance n’est imposée par la loi, mais un compost mal conduit peut sentir, et la courtoisie veut qu’on ne l’installe pas sous leurs fenêtres.
Que mettre dans un composteur ?
Un bon compost mélange deux familles de matières, que les jardiniers appellent les « verts » et les « bruns ».
- Les matières vertes, humides et riches en azote, se décomposent vite : épluchures de fruits et légumes, restes de repas végétaux, marc de café et filtres en papier, sachets de thé sans agrafe, tontes de gazon fraîches, fanes du potager, fleurs fanées.
- Les matières brunes, sèches et riches en carbone, se décomposent lentement et structurent le compost : feuilles mortes, branches broyées, paille, foin sec, carton brun déchiré, boîtes à œufs, essuie-tout, sciure et copeaux de bois non traité.

Acceptés avec modération : les coquilles d’œufs écrasées, les agrumes en petite quantité, les restes de pain, les cendres de bois froides en saupoudrage, les mauvaises herbes non montées en graines.
Ce qu’il ne faut pas composter
| À éviter | Pourquoi |
|---|---|
| Viande, poisson, os, produits laitiers | Odeurs, attirent rats, renards et mouches (sauf bokashi) |
| Excréments de chiens et chats, litières minérales | Risques sanitaires, parasites |
| Plantes malades, mauvaises herbes montées en graines | Le compost domestique ne chauffe pas assez pour tout détruire |
| Bois traité, peint ou aggloméré, cendres de charbon de barbecue | Produits chimiques, métaux |
| Papiers glacés, imprimés couleur, plastiques « biodégradables » | Décomposition très lente ou incomplète |
| Grosses branches non broyées | Mettent des années à se décomposer |
| Thuyas et résineux en grande quantité | Acidifient et ralentissent le compost |
Les sacs et vaisselles dits compostables ne se décomposent bien souvent que dans les plateformes industrielles, à température élevée. Dans un composteur de jardin, on les retrouve presque intacts plusieurs mois après.
Trouver le bon équilibre entre verts et bruns
C’est la règle d’or du compostage : pour un volume de déchets verts, ajoutez à peu près le même volume de matières brunes. Trop de verts, et le compost tasse, manque d’air, fermente et sent l’œuf pourri ou l’ammoniaque. Trop de bruns, et rien ne se passe pendant des mois.

La difficulté tient aux saisons : en mai et juin, les tontes arrivent en masse alors que les feuilles mortes ont disparu ; en novembre, c’est l’inverse. La solution consiste à faire des réserves :
- stockez à l’automne des sacs ou un enclos de feuilles mortes, que vous aurez ramassées avec un râteau ou un aspirateur broyeur de feuilles ;
- gardez le broyat de taille des haies et arbustes, idéal comme matière brune, grâce à un broyeur de végétaux ;
- laissez sécher les tontes de gazon un ou deux jours au soleil avant de les composter, ou utilisez-les en paillage au pied des massifs.

Démarrer un compost pas à pas
- Ameublissez le sol à l’emplacement du bac sur une dizaine de centimètres, pour favoriser la remontée des organismes.
- Déposez une couche de petites branches ou de broyat grossier au fond, sur 10 à 15 cm, pour drainer et aérer la base.
- Alternez ensuite les apports : déchets de cuisine, puis une poignée ou une couche de matière sèche, et ainsi de suite.
- Ajoutez une ou deux pelletées de terre de jardin ou de compost mûr d’un voisin : c’est un excellent activateur, inutile d’acheter un produit.
- Coupez les gros déchets en morceaux de quelques centimètres : trognons de chou, écorces de melon et tiges se décomposent plus vite.
- Refermez le couvercle pour conserver chaleur et humidité.
Les premières semaines, le volume baisse rapidement : c’est le signe que la décomposition est lancée.
Aérer et brasser le compost
Les organismes qui font un bon compost ont besoin d’oxygène. Sans air, d’autres bactéries prennent le relais et produisent une fermentation acide et malodorante. Le brassage apporte de l’air, mélange les couches et répartit l’humidité.
- Remuez les couches supérieures toutes les deux à trois semaines avec une fourche, une griffe ou un aérateur à compost, une tige que l’on enfonce et que l’on retire en ouvrant des ailettes.
- Retournez complètement le tas deux à trois fois par an, en le transvasant dans un second bac ou à côté : ce qui était au bord se retrouve au centre.
- Ne tassez jamais le compost pour gagner de la place.
Un compost actif chauffe : au cœur d’un grand tas bien équilibré, la température peut atteindre 50 à 65 °C pendant quelques jours après un apport important. Dans un petit composteur domestique, elle dépasse rarement 40 °C, ce qui suffit pour un bon compost mais ne détruit pas toutes les graines de mauvaises herbes.

Gérer l’humidité
Le compost doit avoir l’humidité d’une éponge essorée : une poignée pressée dans la main laisse perler quelques gouttes, sans ruisseler.
- Trop sec : rien ne bouge, on voit des moisissures blanches, des fourmis s’installent. Arrosez lors du brassage, de préférence avec de l’eau de pluie, et ajoutez davantage de déchets verts.
- Trop humide : le compost colle, sent mauvais, des moucherons tournent au-dessus. Ajoutez des matières brunes, brassez et laissez le couvercle entrouvert par beau temps.
En été, vérifiez l’humidité toutes les semaines dans un composteur en bois. En hiver, la décomposition ralentit fortement avec le froid, mais vous pouvez continuer à apporter vos déchets de cuisine.
Le lombricompostage en appartement
Un lombricomposteur permet de composter les déchets de cuisine d’un foyer de deux à quatre personnes sans jardin. Il se compose de deux à quatre plateaux perforés superposés et d’un bac collecteur muni d’un robinet.

- Les vers : environ 250 à 500 grammes au démarrage, achetés auprès d’un éleveur ou donnés par un voisin. Les vers de terre du jardin ne conviennent pas.
- La nourriture : épluchures coupées petit, marc de café, carton brun humidifié. Peu d’agrumes, d’ail et d’oignon, jamais de viande.
- La température : idéalement entre 15 et 25 °C, à l’abri du soleil direct et du gel.
- La récolte : quand le plateau du bas est plein d’un terreau noir et fin, au bout de trois à six mois, on le retire et on place un plateau vide en haut ; les vers migrent vers la nourriture fraîche.
Le liquide recueilli dans le bac collecteur s’utilise dilué à un volume pour dix volumes d’eau, comme engrais pour les plantes d’intérieur et les jardinières.
Les problèmes courants et leurs solutions
| Symptôme | Cause probable | Solution |
|---|---|---|
| Odeur d’œuf pourri ou d’ammoniaque | Trop de verts, trop humide, manque d’air | Ajouter des bruns, brasser |
| Rien ne se décompose | Trop sec ou trop de bruns | Arroser, ajouter des déchets verts |
| Moucherons | Déchets de cuisine à nu | Recouvrir chaque apport de matière sèche |
| Rats, souris | Restes de viande, pain, fond accessible | Supprimer ces déchets, grillage sous le bac |
| Fourmis | Compost trop sec | Arroser et brasser |
| Couche d’herbe gluante | Tonte apportée en masse | Mélanger avec du broyat ou des feuilles |
| Larves blanches et grasses | Larves de cétoine, utiles | Aucune, elles aident à la décomposition |
Ne confondez pas les larves de cétoine, qui ont un abdomen arrondi et se déplacent sur le dos, avec les larves de hanneton, plus rares dans le compost. Les premières sont des alliées précieuses.
Quand le compost est-il mûr ?
Il faut en général de six à douze mois pour obtenir un compost mûr dans un composteur domestique, moins avec un brassage régulier et un bon équilibre. On distingue deux stades :
- le compost jeune, ou demi-mûr, après trois à six mois : on reconnaît encore des morceaux de déchets. Riche et actif, il s’utilise en surface, en paillage, au pied des plantes gourmandes, mais jamais au contact des semis et des racines fragiles ;
- le compost mûr, après huit à douze mois : brun foncé, grumeleux, il sent l’odeur agréable du sous-bois. On ne reconnaît plus les déchets d’origine, à part quelques coquilles d’œufs ou bouts de bois.

Avant de l’utiliser pour les semis ou les rempotages, passez-le au tamis à mailles de 1 à 2 cm. Les refus, morceaux de bois et noyaux, retournent dans le composteur pour relancer le cycle.
Utiliser son compost au jardin
| Usage | Type de compost | Dose indicative | Période |
|---|---|---|---|
| Potager, légumes gourmands (courges, tomates, choux) | Jeune ou mûr | 3 à 5 kg/m² | Automne ou fin d’hiver |
| Potager, légumes racines et salades | Mûr | 1 à 2 kg/m² | Printemps |
| Plantation d’arbres et arbustes | Mûr, mélangé à la terre | Un tiers du trou de plantation | Automne |
| Massifs et vivaces | Mûr | 2 à 3 cm en surface | Printemps |
| Pelouse | Mûr et tamisé | 0,5 à 1 cm en terreautage | Après scarification |
| Rempotage, jardinières | Mûr et tamisé | Un tiers du substrat | Toute l’année |

Le compost ne s’enfouit pas profondément : il s’épand en surface et s’incorpore aux premiers centimètres du sol avec une griffe, là où vit l’essentiel des organismes. Sur une pelouse, un terreautage de compost tamisé après la scarification d’automne régénère le gazon ; notre guide gazon en rouleau ou semis détaille la préparation du sol avant de créer une pelouse.
Composter les déchets du jardin
Les déchets verts représentent souvent plus de volume que ceux de la cuisine. Quelques règles pour qu’ils compostent bien :
- Tontes de gazon : jamais en couche épaisse. Mélangez-les à des matières sèches, ou mieux, laissez-les sur la pelouse avec une tondeuse à fonction mulching : elles nourrissent directement le gazon.
- Feuilles mortes : excellentes, mais lentes. Broyées, elles se décomposent deux à trois fois plus vite. Les feuilles de chêne, de noyer et de platane, plus coriaces, se compostent de préférence à part en un terreau de feuilles qui demande un à deux ans.
- Tailles de haies et d’arbustes : à broyer impérativement. Le broyat sert aussi de paillage au pied des massifs.
- Fanes du potager : à composter, sauf celles qui sont malades (mildiou de la tomate, par exemple).
Lorsque les volumes dépassent la capacité du composteur, le paillage est la meilleure solution : tontes séchées, broyat et feuilles déposés au pied des plantes se décomposent sur place, gardent l’humidité et limitent les herbes indésirables.
Le compostage collectif et les aides
Si vous vivez en immeuble ou si vous manquez de place, d’autres solutions existent :
- le compostage partagé en pied d’immeuble ou dans un quartier, avec des bacs gérés par des habitants référents formés ;
- la collecte séparée des biodéchets, en bacs spécifiques ou en points d’apport, mise en place par de nombreuses collectivités ;
- les composteurs subventionnés, souvent fournis avec une formation gratuite par la collectivité ou un syndicat de traitement des déchets.
Renseignez-vous auprès de votre mairie ou du service déchets de votre intercommunalité : les modalités varient fortement d’un territoire à l’autre.
Questions fréquentes
Un composteur attire-t-il les rats ?
Un composteur bien conduit attire rarement les rongeurs. Ce sont les restes de viande, de poisson, de fromage et de pain qui les attirent. Évitez ces déchets, recouvrez chaque apport de matière sèche et posez un grillage à mailles fines sous le bac.
Un composteur sent-il mauvais ?
Non, s’il est équilibré et aéré : il sent l’humus et le sous-bois. Une mauvaise odeur signale un excès de matières vertes et d’humidité ; ajoutez des feuilles, du broyat ou du carton brun, et brassez.
Peut-on mettre des agrumes et des oignons au compost ?
Oui, en quantité raisonnable et coupés en morceaux, dans un composteur de jardin. Ils sont simplement plus lents à se décomposer. Dans un lombricomposteur, limitez-les fortement, car les vers ne les apprécient pas.
Faut-il un activateur de compost ?
Ce n’est pas nécessaire. Une pelletée de terre de jardin, de compost mûr ou quelques poignées d’orties fraîches apportent tous les micro-organismes utiles. Le meilleur activateur reste un bon équilibre entre verts et bruns.
Peut-on composter en hiver ?
Oui. La décomposition ralentit avec le froid, mais vous pouvez continuer à apporter vos déchets de cuisine. Le compost repartira dès le retour de températures plus douces au printemps.
Les cendres de cheminée vont-elles au compost ?
Les cendres de bois non traité, refroidies, peuvent être saupoudrées en petite quantité, car elles apportent de la potasse mais rendent le compost plus alcalin. Les cendres de charbon de bois de barbecue, de bois traité ou de briquettes allume-feu sont à exclure.
Composter n’a rien de compliqué. Choisissez un composteur adapté à votre foyer et à votre jardin, installez-le à même la terre et à mi-ombre, alternez déchets verts et matières sèches, aérez de temps en temps et surveillez l’humidité. Au bout de quelques mois, vous récolterez un amendement de qualité, gratuit, qui nourrira votre potager et vos massifs, tout en allégeant d’un tiers votre poubelle.



